Chateau belles Filles, vin de Bergerac
Soigner les plantes par les plantes

Lutte phytos

AVERTISSEMENT : je ne suis ni biologiste, ni professeur, je ne prétends donner de leçon a personne en ce domaine, mon apprentissage est loin d’être terminé. Il s’agit de temoigner de ce que nous faisons chez nous, rien de plus.

 

 

Les plantes sont aussi des bios indicatrices, voir le chapitre «  les plantes compagnes ».

 

 

L’utilisation de plantes pour soigner d’autres plantes, ne date pas d’aujourd’hui, nos ancêtres l’on expérimenté bien avant nous. Nous redécouvrons juste ce qui est a notre portée. Je vous conseille, si vous voulez avoir plus d’infos de visiter le site des éditions de Terran : www.terran.fr , ainsi que de nombreux autres qui sont extrêmement bien documentés sur les plantes et leur utilités.

Il ne faut pas s’imaginer que par les plantes nous allons tout soigner, il est plus sage de penser que les plantes agissent en préventif, et vont aider la vigne a se renforcer contre les attaques des maladies et des insectes.

 

L’ortie : la reine des reines, ses applications sont multiples, pour notre part, nous l’utilisons comme insectifuge et comme engrais naturel. Riche en fer et en azote, elle stimule la croissance, et renforce les défenses naturelles. 

 

La prêle : elle a un rôle préventif contre le mildiou et l’oïdium, elle a une action remineralisante  sur la vigne, elle contient en effet énormément de silice. Nous l’utilisons dans quasiment tous nos traitements.

 

La consoude : accroît la croissance de la plante, améliore la fertilité du sol, c’est, comme son nom l’indique « con  soude »une aide a la structure physique (ossature) des plantes.

 

La fougère:

C’est  un insectifuge, d’une grande efficacité, après application, et pendant au moins 15 jours, les comptages de cicadelles indique une présence inférieure a 2% (moins de 2 ciccadelles pour 100 feuilles) alors que la parcelle d’un de nos voisins est reconnus comme étant un des sites les plus infestés du département. 2% est la limite de déclenchement des traitements chimiques, mais comme nous sommes en zone de lutte obligatoire, nous n’avons pas le choix, nous appliquons un insecticide (le plus léger possible).

 

 

Lytothamme : calcaire marin broyé, il agit par effet d’assèchement (comme la poudre de craie sur les mains) et permet, grâce a cette action de limiter l’humidité dans la grappe. De plus, c’est un excellent engrais, tous ce qui ne va pas dans la grappe lors du poudrage, se retrouve dans le sol.

 

Bentonite : c’est de la poudre d’argile finement broyée, au contact de l’humidité elle gonfle (comme une éponge) et nous aide à lutter contre l’humidité de la grappe. C’est un excellent anti-pourriture. Elle s’utilise également lors de l’élevage du vin.

 

Chaque technique a son revers, jusqu'à aujourd’hui nous ne sommes pas parvenus à nous passer complètement des produits chimiques. Il faut l'interpreter comme pour le cas d’un homme normal,  qui se soigne par l’homéopathie tant que la maladie n’est pas trop grave, mais qui accepte de prendre de l’allopathie quand cela est nécessaire. Nous faisons de même avec nos vignes, des que la maladie est déclaré, et risque de devenir incontrôlable, nous appliquons une lutte traditionnelle. Toutefois, nous le faisons en changeant  régulièrement de molécule, de façon a éviter les effets de sélection et de résistance de la maladie face aux produits.

Les principales maladies des vignes  que sont le mildiou et l’oïdium, sont en fait des champignons, leur faculté de résistance est élevée. En général, il faut 5 ans pour qu’une sélection soit faite, et qu’apparaisse les premières souches insensibles à la molécule mise sur le marché.

C’est la clé du problème viticole, un agriculteur traite avec un produit X, et pendant 3 à 4 ans il a la satisfaction de voir l’efficacité de son traitement, puis apparaisse les premiers symptômes de résistances, et au lieu de changer de molécule, le réflexe est d’augmenter les doses, le cycle infernal est ouvert, chaque année un peu plus, jusqu'à l’overdose.

 

En pratiquant la rotation des molécules, nous atténuons le phénomène, mais malheureusement, nous ne contrôlons pas ce que font nos voisins, et les souches résistantes finissent fatalement par arriver chez nous. Nous avons pu limiter la casse jusqu'à maintenant, mais pendant combien d’année encore ????